Impôt sur le revenu 2020: faut-il ou non rattacher ses enfants majeurs?

Les parents d’un enfant majeur peuvent continuer à le compter à leur charge jusqu’à l’année de ses 21 ans ou celle de ses 25 ans, s’il est toujours étudiant.

Peu importe qu’il vive ou non sous leur toit. Le rattachement d’un enfant majeur célibataire leur ouvre droit aux mêmes avantages que la prise en compte d’un enfant mineur. Il leur permet notamment de conserver le même nombre de parts que celui qu’ils avaient avant la majorité de leur enfant.

L’avantage du rattachement plafonné

Mais au-delà d’un certain niveau de revenu, est-il toujours intéressant de rattacher un enfant ?
Les arbitrages sont à réaliser au cas par cas en fonction des revenus, mais aussi de la situation familiale et du nombre d’enfants à charge , sachant que l’économie d’impôt apportée par ce rattachement et plafonnée.

Elle ne peut pas dépasser 1 567 € par enfant pour les deux premiers à charge et 3 134 € à partir du troisième enfant pour les couples mariés ou pacsés et pour les personnes vivant en concubinage.

Pour les parents qui élèvent seuls leur enfant, ce gain est plafonné 3 697 € pour le premier enfant à charge.

Déduction de la pension alimentaire

Dès lors qu’ils ne le rattachent pas à leur foyer fiscal, les parents qui continuent à aider leurs enfants majeurs – même après leurs 21 ans ou 25 ans – peuvent déduire l’aide apportée de leurs revenus imposables dans la limite de 5 947 €.

Même s’ils n’ont aucun justificatif à fournir à l’appui de leur déclaration, ils doivent être en mesure de justifier de la réalité de leurs versements et de l’état de besoin de leur enfant au cas où le service des impôts le leur demanderait.

Toutefois, si leur enfant a vécu toute l’année sous leur toit, ils peuvent déduire un forfait de 3 535 € pour le logement et la nourriture, les autres dépenses restant déductibles, pour le montant réel et justifié, à hauteur de 2 412 € (5 947 – 3 535).

L’économie apportée par la déduction d’une pension alimentaire n’est pas à la même pour tous les foyers. Elle dépend de leur taux marginal d’imposition, c’est-à-dire du taux le plus élevé auquel sont taxés les revenus.

Mais dès lors que les parents atteignent l a tranche à 30 % et peuvent justifier d’une pension d’au moins 5 947 € (le maximum déductible), le gain est toujours supérieur à celui lié au rattachement : 1 784 € pour les contribuables dans la tranche à 30 %, 2 438 € pour ceux dans la tranche à 41 % et 2 676 € pour ceux dans la tranche à 45 %.

Conséquence : la déduction d’une pension alimentaire est donc plus intéressante que le rattachement pour des parents imposés dans les tranches les plus élevées du barème (et elle le sera d’autant plus que l’enfant a des revenus imposables).

A moins que les autres avantages liés au rattachement d’un enfant majeur ne compensent la différence : réduction d’impôt pour frais de scolarité, majoration des dépenses prises en compte pour certains crédits d’impôt, abattement pour charges de famille pour la taxe d’habitation. D’où l’intérêt d’effectuer plusieurs simulations… Lire plus sur LesEchos.

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